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COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Terminal de QSL : La Table citoyenne, des Conseils de quartier et des expert.es réclament une évaluation environnementale indépendante!
Québec, le 24 avril 2026 - L’Agence des services frontaliers du Canada donne son approbation pour un poste de douanes au Port de Québec. Cette annonce, tant attendue par l’entreprise QSL, enclenchera le processus de dépôt officiel de son projet de terminal de conteneurs au Port de Québec. La Table citoyenne Littoral Est, RDV Limoilou, plusieurs conseils de quartiers de Québec et l’Association québécoise des médecins pour l’environnement (AQME) s’inquiètent et exigent un processus d’évaluation d’impact environnemental indépendant, équitable et rigoureux sur le plan scientifique.
Une dizaine d’organisation citoyennes et conseils de quartiers entreprendront, dans les plus bref délais, une demande citoyenne formelle auprès de l’Agence d’évaluation d’impact du Canada (AEIC), pour évaluer les impacts environnementaux sur le territoire portuaire (ex. bateaux à quai) et une demande au Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE), afin d’analyser les impacts environnementaux et sociaux au-delà de l’enceinte du Port, notamment les effets de l’augmentation du camionnage, de la congestion routière et des passages de trains en milieu urbain.
L’attribution d’un poste de douane au Port de Québec représentait la dernière étape préalable au dépôt officiel, par l’entreprise QSL, de son projet de terminal de conteneurs. Par la suite, c’est l'administration portuaire qui prendra en charge la réalisation et l’analyse des études d’impacts, de même que des consultations publiques permettant d’établir l’acceptabilité sociale du projet. Or, le Port de Québec n’est pas impartial en la matière. Il se montre ouvertement favorable à ce projet et réalise, depuis plusieurs mois déjà, de nombreuses activités de promotion du projet, à même ses ressources. En outre, les enjeux de qualité de l’air, principal impact négatif important anticipé, sont complexes et relèvent d’un ensemble de facteurs qui agissent en synergie. Le BAPE et l’AEIC possèdent les expertises sur la qualité de l’air et la santé humaine nécessaires à une évaluation d’impact rigoureuse alors que le Port de Québec n’en possède point.
À l’automne dernier, le maire de Québec, Bruno Marchand, réitérait sa position favorable au projet, sous réserve de la tenue d’un processus démocratique et rigoureux d’évaluation des impacts humains et environnementaux. Son appui au projet n’était pas un chèque en blanc, disait-il. Ainsi, nous l’interpelons à nouveau aujourd’hui pour lui demander d’être conséquent avec cette position et de soutenir ses citoyen.nes dans cette démarche de demandes d’évaluation environnementale indépendante.
Laisser au Port de Québec la charge de mener à bien ces études ne représenterait rien de moins qu’un chèque en blanc pour le projet. Le BAPE et l’AEIC sont les seules instances permettant que ce processus soit réellement impartial, rigoureux et démocratique, surtout lorsque l’on parle de santé et de qualité de l’air.
Groupes signataires des demandes d’évaluation d’impact à l’AEIC et au BAPE:
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Table citoyenne Littoral Est
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Conseil de quartier Maizerets
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Conseil de quartier Vieux-Limoilou
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Conseil de quartier Lairet
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Conseil de quartier St-Jean-Baptiste
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Conseil de quartier Vanier
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Conseil de quartier St-Roch
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Conseil de quartier Vieux-Québec
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Conseil de quartier Montcalm
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Rendez-vous Limoilou
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L’association des médecins pour l’environnement (AQME)
