Actualité
​​Portrait de la situation
En cette saison de renouvellement des baux, le dévoilement de la vitrine à l’Engrenage St-Roch se veut une action de sensibilisation de la population sur le droit de refus de hausses de loyer abusives. En effet, comme chaque année, plusieurs locataires reçoivent des avis d’augmentation de loyer injustifiés et, souvent, plus élevés que les recommandations faites par le Tribunal administratif du logement (TAL). Trop de locataires se voient imposer des augmentations abusives qu’ils et elles acceptent faute d’information sur leurs droits ou par peur de représailles de la part de propriétaires. Dans ce contexte, il est essentiel d’informer les locataires sur leurs droits et recours, d’autant plus que le Règlement sur les critères de fixation de loyer vient d’être modifié par le gouvernement québécois. Pour cette année, l’augmentation de base considérée par le TAL est fixée à 3,1 %. Il s’agit du taux le plus élevé des 20 dernières années à l’exception de 2024 et 2025. Cette modification comprend également la possibilité d’ajouter l’augmentation des taxes foncières ainsi que des assurances lorsque celles-ci dépassent le taux de base. Pire encore, les propriétaires peuvent maintenant se faire rembourser l’entièreté des dépenses liées aux rénovations, en ajoutant à l’augmentation de loyer de base 5% du montant dépensé en rénovations. Il s’agit d’une logique sans précédent. En effet, cette mesure transfère directement sur le dos des locataires le coût des immobilisations qui servent avant tout à augmenter la valeur des actifs des propriétaires. Les groupes de la Coalition de Québec contre les hausses de loyer dénoncent cette injustice et appellent à un gel complet des loyers.
« À l’heure actuelle, l’augmentation du prix des loyers dépasse largement l’augmentation des revenus de la majorité des locataires, qui doivent se rabattre sur des logements toujours plus inabordables pour se loger », dénonce Nicolas Villamarin-Bonilla du Comité populaire Saint-Jean-Baptiste. Le logement privé est un marché, dans lequel les « investisseurs » tentent de générer toujours plus de profits. Dans ce contexte, le coût des loyers ne peut qu’augmenter, et les locataires continuent de s’appauvrir. Il est impératif de développer une offre de logement social suffisante pour influencer à la baisse le prix des loyers. « Aucune autre formule que le logement social ne permet de répondre à la fois à l’inabordabilité des logements et aux besoins réels des locataires comme des communautés. Ce n’est pas une dépense, mais bien un investissement collectif », rappelle Véronique Laflamme du Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU). Ce sont des inquiétudes qui sont partagées par Émile Boucher du Regroupement des comités logement et associations de locataires du Québec (RCLALQ), qui continue de marteler que « le contrôle des loyers demeure la seule solution équitable sur le marché privé, afin que les locataires obtiennent le juste prix ».
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Les revendications
La Coalition demande au gouvernement un gel immédiat des hausses des loyers et l’instauration d’un contrôle des loyers obligatoire et universel. La Coalition invite également les locataires à s’informer, à exercer leur droit de refus lorsqu’une hausse est abusive et à se tourner vers les comités logement de leur quartier pour obtenir du soutien. De plus, afin d’assurer une abordabilité réelle et pérenne de logements, la Coalition interpelle l’ensemble des paliers de gouvernement et réclame des investissements massifs, soutenus et structurants dans le logement social, afin que celui-ci représente au moins 20 % du parc locatif, condition essentielle pour mettre fin à la crise du logement.
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* La Coalition de Québec contre les hausses de loyers est composée du Bureau d’animation et information logement du Québec métropolitain, du Comité des citoyens et citoyennes du quartier Saint-Sauveur, du Comité logement d’aide de Québec Ouest, du Comité populaire Saint-Jean-Baptiste, de la Ruche Vanier et de la Table citoyenne Littoral Est.
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COMMUNIQUÉ DE PRESSE
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Refus des hausses abusives : la Coalition de
Québec contre les hausses de loyer se mobilise
pour le droit au logement
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Québec, le 26 janvier 2026 – La Coalition de Québec contre les hausses de loyer* dénonce l’envolée du prix des loyers et revendique un contrôle des loyers sur le marché privé et un investissement massif dans le logement social. Pour l’occasion, elle dévoile sa vitrine de sensibilisation contre les hausses, qui rappelle aux locataires leur droit de refuser une hausse injustifiée.
